L’apparition d’une thrombose dépend de plusieurs facteurs. Au niveau artériel, les thromboses surviennent dans la plupart des cas sur des plaques d’athérome surtout si la plaque se fissure. Elles peuvent aussi être dues à une altération de l’écoulement du flux sanguin par exemple chez les individus porteurs de Stents ou de prothèses valvulaires au niveau du cœur. Parfois la thrombose peut aussi être secondaire à des troubles de l’hémostase (processus permettant l’arrêt des saignements et de maintenir la fluidité sanguine). Ces troubles occasionnent une hypercoagulation sanguine. Ils sont dus à des anomalies congénitales telles que les déficits en protéine S, protéine C ou antithrombine.

Au niveau veineux, toute cause de stagnation du sang (tel que l’alitement prolongé, une immobilisation, un débit cardiaque insuffisant…) peut être à l’origine de la thrombose veineuse. Il existe aussi d’autres facteurs comme les troubles hormonaux (surtout s’il y a une notion de prise de pilule oestroprogéstatifs), les anomalies génétiques à l’origine des troubles de l’hémostase, le tabagisme, la grossesse, les chocs ou les blessures au niveau de la veine, les interventions chirurgicales…

 

Quelles sont les veines les plus atteintes par la thrombose ?

Dans la plupart des cas, la thrombose s’installe au niveau des veines profondes des membres inférieurs. Elle peut provoquer une douleur au niveau du mollet. Cette douleur peut être déclenchée ou accentuée par la dorsiflexion du pied atteint. Il existe aussi une augmentation de la chaleur locale et la jambe atteinte parait plus grosse par rapport à l’autre. Ces caillots peuvent se détacher et migrer suivant le courant sanguin, ce qui sera à l’origine d’une complication grave qui est l’embolie pulmonaire.

La thrombose peut aussi intéresser les veines superficielles et on l’appelle : la paraphlébite ou la phlébite superficielle. Elle se manifeste par un cordon inflammatoire et douloureux sur le trajet d’une veine. Ces thromboses n’évoluent que très rarement vers l’embolie pulmonaire. D’autres veines (telles que les veines hémorroïdaires, la veine porte…) peuvent également être le siège d’une thrombose.

 

Quelles sont les artères les plus touchées par la thrombose ?

La thrombose peut aussi siéger au niveau des artères coronaires. Elles peuvent alors être responsables de maladie potentiellement grave telle que l’infarctus du myocarde qui se manifeste par une douleur thoracique brutale. Elle survient au niveau de la poitrine et irradie vers le cou, la mâchoire, l’épaule et le bras gauche.

L’artère mésentérique supérieure (artère qui irrigue une grande partie du tube digestif) est aussi la cible des thromboses. Ainsi, les symptômes sont ceux de l’ischémie intestinale qui est une pathologie grave.

Un accident vasculaire cérébral peut aussi être dû à la thrombose des artères qui irriguent le cerveau (surtout l’artère carotide) ou des thromboses des veines cérébrale.

 

Quels sont les moyens pour traiter et prévenir la thrombose ?

 

Le traitement curatif ou préventif de la thrombose fait intervenir divers médicaments. Ainsi, les antiagrégants plaquettaires (comme l’aspirine) empêchent l’agrégation des plaquettes, ce qui inhibe la constitution du caillot. Pour empêcher également la formation du thrombus, les anticoagulants comme les antivitamines K et l’héparine sont nécessaires. Il existe aussi des médicaments thrombolytiques qui permettent de dissoudre le caillot désobstruant ainsi le vaisseau sanguin. Dans certains cas d’urgence, on peut effectuer une ablation chirurgicale du thrombus (thrombectomie).

 

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